Spécialiste en agroforesterie ou agronome
Missions principales
Le spécialiste en agroforesterie ou agronome appuiera la réalisation des EIES, PGES, PR et Plan de gestion de la biodiversité à Madagascar. Il évaluera les impacts du projet sur terres agricoles, forêts, biodiversité utile à l’agriculture, pratiques agroécologiques et systèmes de subsistance. Il contribuera aux investigations de terrain et à l’analyse des risques et impacts cumulatifs, directs, indirects et résiduels liés aux infrastructures (retenue, irrigation, centrale hydroélectrique, électrification, pistes/routes). En coordination avec l’UGP et les parties prenantes, il intégrera les principes de gestion durable des terres et ressources naturelles dans l’EIES, en conformité avec les NES de la Banque mondiale, notamment NES 6, et le Décret MECIE. Il participera à l’élaboration du PGES, du PR, du Plan de gestion de la biodiversité, à l’identification de zones de compensation pour gain net de biodiversité, et si nécessaire au PARAR. Il prendra en compte genre, groupes vulnérables, VBG/EAS, protection, sécurité des barrages, services écosystémiques, déplacements involontaires, biens culturels et mobilisation inclusive des parties prenantes (NES 10). Il fournira les éléments techniques pour le Permis Environnemental auprès de l’ONE et appuiera le suivi-évaluation environnemental et social.
Profil recherche
Le poste exige un Master ou équivalent en gestion des ressources naturelles, agroforesterie, agronomie, foresterie ou domaine connexe. Le candidat doit justifier d’au moins 10 ans d’expérience professionnelle en gestion des ressources naturelles et systèmes agricoles, dont l’évaluation des impacts d’au moins 5 projets d’infrastructure sur les écosystèmes productifs (terres cultivées, zones boisées, pâturages). Il doit maîtriser l’analyse de la déforestation, dégradation des terres, érosion et risques pour les services écosystémiques, ainsi que la mise en œuvre de plans de gestion/restauration, notamment PGDRN. Une expérience d’appui à la sécurisation foncière des petits producteurs et à la valorisation des pratiques agricoles durables est requise. Au moins 5 missions similaires à Madagascar sont attendues. La connaissance des NES de la Banque mondiale, de la coordination avec autorités, OSC et communautés, et du suivi-évaluation est indispensable.
Conditions proposees
Les conditions proposées ne sont pas précisées dans l’offre : ni le type de contrat, ni la durée, ni la ville d’affectation, ni la rémunération, ni les avantages. Le lieu d’intervention est Madagascar, avec des investigations de terrain et une coordination avec l’UGP, l’ONE et les parties prenantes. Le poste s’inscrit dans une mission de recherche et développement portée par une société basée au Canada. Les candidats devront se référer aux modalités ultérieures de recrutement, l’offre ne contenant aucun lien de candidature.
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Background
La société de Développement International, une firme de Recherche & Développement ayant son siège social au Canada est à la recherche de plusieurs experts pour la réalisation des Études d'Impact Environnemental et Social (EIES), un Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES), le plan de réinstallation (PR) et le Plan de gestion de la Biodiversité à Madagascar
Objectif global de la mission
Il s’agira de :
- Compléter et approfondir l’analyse environnementale et sociale préliminaire (PESA) à travers des investigations de terrain et une évaluation détaillée des risques et impacts spécifiques du Projet.
- Évaluer les impacts environnementaux et sociaux cumulatifs, directs, indirects et résiduels associés à l’ensemble des infrastructures prévues dans la Phase 2, notamment la retenue, le réseau d’irrigation, la centrale hydroélectrique, les infrastructures d’électrification et les aménagements ruraux (pistes, routes, etc.).
- Analyser les alternatives techniques et de localisation du projet, en conformité avec les exigences de la NES 1 de la Banque mondiale.
- Elaborer un Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES) réaliste, opérationnel et budgétisé, comprenant des mesures d’atténuation, les plans de surveillance et de suivi environnemental et social, des actions de formation, ainsi que des activités de renforcement des capacités institutionnelles et communautaires.
- Élaborer un Plan de Réinstallation (PR) conforme à la NES 5 de la Banque mondiale, couvrant toutes les infrastructures situées en aval du barrage (réservoirs, aménagements hydroagricoles, conduites principales et secondaires, pistes d’accès et infrastructures associées), incluant le recensement des personnes affectées, l’inventaire des biens, les modalités de compensation et de restauration des moyens de subsistance, ainsi que le calendrier et le budget de mise en œuvre.
- Prendre en compte les dimensions liées au genre, aux groupes vulnérables et aux peuples potentiellement marginalisés, en évaluant notamment les risques de violence basée sur le genre (VBG), d’exploitation et d’abus sexuels, et en proposant des mesures de prévention adaptées.
- Assurer une attention particulière aux risques liés à la sécurité des barrages (NES 4), aux services écosystémiques (NES 4), aux déplacements involontaires (NES 5), à la biodiversité (NES 6), aux biens culturels (NES 8).
- Assurer une mobilisation inclusive des parties prenantes, en intégrant les contributions et préoccupations des communautés affectées, des autorités locales, des OSC et des autres acteurs clés, conformément à la NES 10.
- Contribuer à la durabilité du projet, en intégrant dans l’analyse les enjeux liés au changement climatique, à la conservation de la biodiversité, à la gestion durable des ressources naturelles, ainsi qu’à la sécurisation foncière et aux droits d’usage des terres.
- Fournir les éléments techniques requis pour l’obtention du Permis Environnemental auprès de l’Office National pour l’Environnement (ONE), conformément au Décret MECIE en vigueur.
- Fournir une assistance technique à l’UGP dans le cadre du processus d’évaluation du dossier et d’octroi de permis environnemental par les autorités compétentes nationales.
- Une étude sur les zones de compensation appropriées pour assurer un gain net de biodiversité en fonction des impacts résiduels et de la nécessité ou non d’un plan d’action sur la restriction d’accès aux ressources (PARAR) idéal dans le contexte de projets de compensation écologique ou dans des aires protégées dans des contextes ruraux et multiculturels.
- Dans le cas où le PARAR s’avère nécessaire, élaborer ce plan relatif au choix des sites retenus comme offset et en coordination avec les parties prenantes locales.
- Identifier les impacts et les pressions de la communauté actuelle autour des sites de compensation et puis identifier les pressions et impacts que pourraient engendrer le déplacement de la population de Mahaly sur ces sites potentiels de compensation.
- Elaborer le Plan de Réinstallation (PR)
- Elaborer un Plan de Gestion de la Biodiversité
Introduction, rôle attendu
- Le spécialiste en agroforesterie ou agronome est chargé d'évaluer l'impact du projet sur les terres agricoles, les forêts, la biodiversité utile à l'agriculture, les pratiques agroécologiques locales et les systèmes de subsistance.
- Il veille à l'intégration des principes de gestion durable des terres et des ressources naturelles dans l'EIES, en accord avec les Normes Environnementales et Sociales (NES) de la Banque mondiale, notamment la NES 6.
Qualifications et compétences
- Titulaire d'un diplôme de Master ou équivalent en gestion des ressources naturelles, agroforesterie, agronomie, foresterie, ou dans un domaine connexe lié à l'environnement.
- Au moins 10 ans d'expérience professionnelle en gestion des ressources naturelles et des systèmes agricoles.
- Évaluation des impacts de 5 projets d'infrastructure sur les écosystèmes productifs (terres cultivées, zones boisées, pâturages).
- Analyse de la déforestation, de la dégradation des terres, de l'érosion et des risques pour les services écosystémiques.
- Mise en œuvre de plans de gestion ou de restauration des ressources naturelles, Plans de gestion durable des ressources naturelles (PGDRN).
- Appui à la sécurisation foncière des petits producteurs et à la valorisation des pratiques agricoles durables.
- Au moins 5 missions similaires à Madagascar.